Armes d'azur, à la bande d'or, accompagnée de deux fleurs de lys de même, couronne de marquis

 

     Tenants : deux femmes nues et échevelées dont on ne connaît pas l'origine, mais qui figuraient d'après Saint Allais sur la façade du château de Lanquais avant la Révolution.

     

On ne connaît pas de devise familiale..

 

Les armes familiales LA CROPTE sont surmontées de la couronne de Marquis.

 

 

Origine du titre de marquis

Dans le recueil de Saint Allais (1817), les descendants d’Hugues de la CROPTE de CHANTERAC ne sont, de la génération X (≈ 1450) à la génération XIV (≈ 1600) que co-seigneurs puis seigneurs de Chantérac.

Charles de la CROPTE, génération XV (≈1500) est dit pour la première fois « connu comme le Comte de Chantérac ».

François David (génération XVI ≈ 1750) est le premier cité comme Marquis de Beauvais, seigneur de Chantérac.

C’est au 18° qu’apparaît le titre de marquis avec :

  • ·         Jean-François de la Cropte de Bourzac, (V 1804), marquis de Bourzac, admis à monter dans les carrosses de sa Majesté le 18 avril 1783,
  • ·         Avec Jean-François Isaac de la Cropte de Saint-Abre (V 1827), marquis de Saint-Abre
  • ·         Et avec Gabriel de la Cropte de Chantérac (V 1781), génération XIX, marquis de Chantérac.

Ce titre s’est transmis ensuite jusqu’à Hugues-Audoën, génération XXIV, (V 2010) comme titre de courtoisie du chef de famille, les autres descendants portant comme titre de courtoisie celui de Comte ou de Vicomte N de Chantérac.

L’usage de ce titre de Marquis relève des usages des titres de courtoisie du fait que (Cf. Borel d’Hauterives) [La] maison [de LA CROPTE] a joui des honneurs de la cour en vertu de preuves régulièrement faites au cabinet des ordres du roi en 1783 par le marquis de Bourzac, représentant de sa branche.

 

Lire les extraits du chapitre du livre du  Vicomte de Marsay sur l'usage du titre de Marquis comme titre de courtoisie. (6 pages)

Il y est fait référence à l'ouvrage de Monsieur de Woelmont, paru en 1917, qui dresse une liste des familles françaises existant encore à l'époque et portant le titre de Marquis.
Le Marquis de Chantérac n'y figure pas dans les listes recensées comme « légitimes », ce qui s'explique en considérant que c'est la branche Bourzac qui eut les honneurs de la cour, et que cette branche était éteinte en 1917. 

 

 

On trouve les armes La Cropte

sur le parvis de la cathédrale Sainte Marie Majeure (XIe s remaniée au XIIIe) de l'île de RAB  en Croatie et dans les mosaïques de la Cathédrale de La Valette à Malte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elles sont également gravées sur la façade du château de Lanquais (Dordogne), soutenues par un ange,
souvenir de la branche La Cropte de Lençais éteinte en 1521.

Selon Saint-Allais, on les voyait aussi avant la révolution sur la porte du château avec pour support deux femmes nues et échevelées.

 

Saint-Allais mentionne qu'elles se trouvaient également à l'époque (1811) dans la salle de l'évéché de Sarlat,
aujourd'hui transformé en office du tourisme.

 

 

 

 

 

 

       Curieusement, on les trouve aussi en Italie.

Elles ornent un chapiteau exposé au musée diocésain d'Assise (photo de gauche)

Selon le conservateur du musée d'Assise interrogé à ce sujet, elles sont attribuées à la famille

      dei Sermattei della Genga di Assisi.

 

     On les retrouve également sur une madone au musée delle tavolette di Biccherna à Sienne

     (Zoom : photo de droite)

 

      Voir l'analyse d'Isabelle de Chantérac 94

 

    Bravo à qui trouverait un lien historique avec une famille italienne !

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

    Plus tardivement, on les trouve sur un vitrail récent (1870) de l'église abbatiale de Cadouin,

       en Dordogne, à qui la famille de La Cropte a fourni deux abbés

 

   

 

     Victor de Chantérac qui rachète le château de Chantérac en 1850 fait également don d'un vitrail à l'Eglise de Chantérac,

     orné des armes Chantérac et de celles de son épouse, Amélie de Rigny.

 

 

Une clef de voûte de l'Eglise porte également les armoiries de La Cropte.

      

 

     

 

 

       La commune de Chantérac adopte en 2003 les mêmes armes 

       en leur adjoignant un bandeau de gueules chargé de chaînes d'or posées en sautoir,

       les derniers maillons brisés,

       symbole du Saint patron de la paroisse, Saint Pierre aux liens. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elisabeth de Chantérac (1855-1942) les fait mettre au dessus du perron du château de Blossac, après son mariage avec Arthur de La Bourdonnaye.

Elle repose dans la chapelle de Blossac.

   

 

 

Louise de Chantérac (1894-1923) les met avec celle de son mari, Charles de la Tremblaye de Coulogne, sur un vitrail dans l'église Saint-Martin d'Orcenais (Cher)

Claire de la Cropte de Chantérac (1859-1935) les fait mettre sur un vitrail de l'église du Pin-en-Mauges (49), suite à son mariage avec Henry d'Elbée. 

On les trouve aussi dans la chapelle de Saint Antoine de Cumond (Cumond, Périgord). 

  • Jaqueline Augustine de la Cropte de Chantérac, soeur de Gabriel de Chantérac, ancêtre commun, épouse en 1765
     Léonard d'Arlot de Cumond.
  • Henriette de la Tremblaye de Coulognes (1883-1931), fille de Louise de Chantérac (1864-1923) épouse
    François de Cumond.
  • Pierre du Puy de Goyne (1925-1994) fils de Galhiane de Chantérac (1894-1986)  épouse en 1955
    Eliette de Cumond 

Elles ont été installées dans la salle des croisades du château de Versailles créée par Louis-Philippe en 1843 (2° salle, face à la porte d'entrée)

en vertu des titres cités par Borel d'Hauterives. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Pour finir sur une note très contemporaine,

    on peut aujourd'hui au hasard de ses emplettes

    trouver des articles marqués aux armes Chantérac ...  

   On appréciera la devise : Authentic Supplies !!!

 

 

Chantérac étant un nom de lieu et la loi permettant l'utilisation des patronymes dans les marques commerciales, la chasse aux articles Chantérac est ouverte :

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