Branches 1, 2, 3, 4, 5, A, B, C

 

Julie de Bassompierre (1823-1900), épouse d'Audoin de Chantérac et aïeule commune à toute la branche aînée, descend de Marie de Rabutin, sainte Jeanne de Chantal et grand-mère de la Marquise de Sévigné. 

Voir l'arbre généalogique de cette descendance

 


 

Sainte Jeanne de Chantal,

Source wikipedia (extraits)

Jeanne-Françoise Frémyot épousa en1592Christophe de Rabutin,baron de Chantal. Le couple très uni eut six enfants :

En1601, Christophe de Rabutin de Chantal mourut, victime d'un accident de chasse. La jeune veuve, après une période de deuil marquée par la rancœur et le désespoir, se sentant appelée par Dieu, se mit à la recherche d'un guide spirituel. Entre-temps, elle avait cherché refuge auprès de son beau-père, lequel vivait en concubinage avec une de ses servantes qui traita assez mal la jeune veuve. Jeanne subit toutes ses avanies avec patience et douceur.

Elle fit vœu, quoique jeune encore, dene point se marier, et, après avoir établi ses enfants, elle se consacra tout entière à des œuvres de charité.

En1604elle rencontra un prélat duDuché de Savoie,François de Sales,évêque de Genèveen résidence àAnnecy(Genève étant la Rome desréformés), venu àDijonpour prêcher lecarême : elle s'ouvrit à lui et il accepta de la diriger.

En1610, libérée de ses obligations familiales, elle rejoignit François de Sales dans son diocèse pour fonder sous sa direction spirituelle une nouvelle congrégation, l'Ordre de la Visitation. Elle fonda le premier couvent dans leDuché de Savoie, àAnnecy.

Déjà en1615, un premier couvent fut fondé en France, àLyon.  L'année suivante vit la fondation du couvent deMoulins(1616), puis  àGrenoble(1618),Bourgesdont son frère était évêque (1618),Paris(1619) où les oppositions et les calomnies ne manquèrent pas.

Après la mort de François de Sales en1622, elle s'occupa seule des treizemonastèresde l'ordre et poursuivit l'œuvre de son « directeur », dont elle hâta le procès en canonisation. Bien qu'ayant atteint l'âge respectable de 50 ans, elle fonda 74 couvents en 19 ans, ce qui ne fut pas forcément une sinécure, parlements et familles s'y opposant - parfois avec véhémence.

"Nous nous multiplions trop, je ne cesse de le dire, mais on ne me croit pas. Que cette multitude de maisons qu'on n'a pas moyen de soutenir, tant au spirituel qu'au temporel, me fait grand peine." se plaignait la fondatrice.

Cet ordre, consacré d'abord à la visite et aux soins des malades, puis à la contemplation comportait en1641, au décès de Jeanne de Chantal, après trente et une année d'existence, 87monastèresdans toute l'Europe. Aujourd'hui il regroupe 3 500 visitandines dans 135 couvents répartis à travers le monde.

Après la mort de François de Sales, Jeanne de Chantal chercha conseil auprès deVincent de Paulmais aussi, en1640, deSaint-Cyranqui se compromettra avec lejansénisme.

La fondatrice de l'ordre de laVisitationmourut en1641, à l'âge de 69 ans, quelques jours après son retour, d'un fatigant voyage en litière, deMoulinsàSaint-Germain-en-Laye, où elle avait été appelée pour s'entretenir avec lareine de FranceAnne d'Autriche.

Bien que soupçonnée un temps de sympathiesjansénisteset dequiétisme, Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal futbéatifiéeen1751parBenoît XIVetcanoniséeparClément XIIIle16 juillet1767. Elle est la patronne et protectrice des personnes oubliées, des repris de justice, des mères de famille, des veuves et des femmes portant le prénom France, Françoise, Francine et Chantal.

Sa dépouille mortelle est conservée avec celle de François de Sales dans labasilique de la VisitationàAnnecy.

Le bref de béatification (1751) et la bulle de canonisation (1767) ont fixé sa fête au 21 août. Longtemps fêtée aussi le12 décembre, sa fête est le12 aoûtdepuis2003

 

Elle a laissé desLettres, qui ont été publiées en1660(Paris, in-8° ; 1833, 2 vol. in-8°).


 

La marquise de Sévigné 

Source :http://salon-litteraire.com/fr/madame-de-sevigne/content/1815971-madame-de-sevigne-biographie

 

Plusieurs circonstances sont nécessaires pour qu’une correspondance soit pieusement conservée et publiée : il faut que l’auteur ait occupé une place assez importante dans la société de son temps, et que ses lettres puissent servir en quelque sorte à compléter l’histoire et les mémoires ; il faut aussi que l’auteur y ait mêlé des sentiments si vifs et si profonds qu’à l’intérêt du document historique se joigne la valeur du document humain.

Tel est précisément le cas des lettres de Mme de Sévigné, non destinées à « entrer dans la littérature », mais qui, goûtées déjà des contemporains, furent conservées par sa famille, et publiées au XVIIIe siècle.

 

Marie de Rabutin-Chantal naquit à Paris le 5 février 1626. Orpheline de bonne heure, elle fut d’abord élevée par son grand-père et sa grand-mère maternels, M. et Mme de Coulanges. Mais ceux-ci moururent bientôt, et l’enfant fut confiée à l’aîné de leurs fils, l’abbé de Coulanges, celui que Mme de Sévigné appelait plus tard le "Bien bon". L’abbé fit donner à sa nièce une excellente instruction : Ménage lui enseigna, avec le latin, l’espagnol et l’italien. En 1644, Marie de Rabutin-Chantal épousa le marquis Henri de Sévigné, parent du cardinal de Retz. Le marquis ruina sa femme, et, pour une querelle de jeu, il se battit en 1651 avec le chevalier d’Albret, qui le tua. De ce mariage étaient nés deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles.

 

Mme de Sévigné se retira pendant trois ans à la campagne, aux Rochers, près de Vitré en Bretagne. Elle remit de l’ordre dans sa fortune, grâce aux conseils du "Bien bon" ; et en 1654, elle revint à Paris, où elle fréquenta l’Hôtel de Rambouillet et s’occupa de l’éducation de ses enfants. Puis elle présenta sa fille à la cour, et la maria en 1669 au comte de Grignan, deux fois veuf, et lieutenant général en Provence. Mme de Grignan dut, en 1671, rejoindre son mari. 

 

Cette séparation fut douloureuse : Mme de Sévigné idolâtrait sa fille. Et nous devons à cette circonstance et à ce sentiment un peu outré, la plus grande et la plus vivante partie des lettres de la marquise. D’ailleurs, elle n’aimait pas moins son fils, Charles de Sévigné, doué d’un cœur plus ouvert et d’un tempérament plus expansif que Mme de Grignan. Charles fut brave soldat, prit part à plusieurs campagnes, et finit par se retirer en Bretagne. Mme de Grignan eut trois enfants : Marie-Blanche, que Mme de Sévigné appelle « ses petites entrailles », et qu’elle garda chez elle, à Paris, pendant trois ans ; on la sacrifia aux intérêts des deux autres enfants, en la mettant, dès l’âge de six ans, au couvent de la Visitation d’Aix, d’où elle ne sortit plus ; Pauline, dont il est si souvent question dans les Lettres, et qui devint Mme de Simiane ; et Louis-Provence, le petit marquis, qui fut bon officier, et à qui sa mère fit épouser, en 1694, la fille d’un fermier général… « Il faut bien fumer ses terres. »

 

C'est donc pour distraire sa fille, qui s'ennuyait au milieu des fêtes et des tracasseries de la société provençale que Mme de Sévigné entreprend de transposer Paris et Versailles à Aix. Elle lui écrit tous les jours pour la tenir au courant de tout ce qui pouvait l'intéresser ; mais surtout elle lui parlait de ses sentiments : l'amour maternel, avec toutes ses nuances, tantôt exalté, tantôt inquiet, tantôt désolé, tantôt joyeux.

Mais ces lettres constituent également un témoignage de premier ordre sur les temps de Mme de Sévigné, la société et la cour de Louis XIV.

Mme de Sévigné, qui recevait souvent à Paris sa fille et ses petits-enfants, allait aussi les visiter à Grignan. Elle se trouvait dans ce château, en avril 1696, quand elle fut atteinte de la petite vérole, et mourut.

 

Source :http://salon-litteraire.com/fr/madame-de-sevigne/content/1815971-madame-de-sevigne-biographie