"...Le bon historien n'est d'aucun temps ni d'aucun pays

Quoiqu'il aime sa patrie, il ne la flatte jamais de rien...."

Fénelon (1651, 1715), fils de Louise de La Cropte

 

Cadran solaire installé en face de l'église du village de Lacropte en 2010.

 

 

 

 

 

François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon, né le 6 août 1651 au château de Fénelon à Sainte-Mondane, était  le fils de Louise de La Cropte de Sainte Abre, seconde épouse de Pons de Salignac (1601-1663), marquis de La Mothe-Fénelon. Il meurt en 1715 à Cambrai.

Il a les faveurs de Louis XIV qui le choisit en 1689 comme précepteur de son petit-fils le duc de Bourgogne. Nommé archevêque de Cambrai (1695-1715), il adhère au quiétisme qui pose comme vertu la tranquilité de l'âme et sa proximité de Dieu. Cette doctrine est condamnée par l'Eglise catholique, et l'oppose à Bossuet. Il quitte la cour, tente sans succès de plaiser sa cause auprès du pape.

Son roman, Les Aventures de Télémaque(1699), écrit pour l'éducation des petits-enfants du Roi,  est considéré comme une critique de la politique de Louis XIV. L'influence littéraire de ce roman fut considérable pendant plus de deux siècles.

(A droite, portait de Fénelon par Joseph Vivien, Pinacothèque de Munich)

 

 

Fénelon, un éducateur qui a un mot à nous dire

Par Marie-Christine de Kerangat – Toussaint, fille d’Odette de Chantérac   9C

 

La chance et le plaisir d’étudier le traité De l’Education des Filles de Fénelon publié en 1687, a donné à ma vie d’enseignante, de mère, puis de grand-mère quelques lignes de conduite jamais oubliées, tant pour les garçons que pour les filles. 

« Tout l’ennui est dans l’étude, tout le plaisir dans les divertissements…Tâchons donc de changer cet ordre… 

Faisons désirer l’étude [et joignons] l’agréable à l’utile autant que nous le pouvons», supplie Fénelon.

Et si l’ennui doit être étranger à l’étude il doit aussi l’être à la vertu :

« Ne prenez jamais sans une extrême nécessité un air austère et impérieux qui fait trembler les enfants », mais que ceux-ci « sentent que vous les aimez »

car  « l’autorité seule ne fait jamais bien ; il faut gagner les cœurs…. Sans la confiance il n’y a nul fruit à espérer de l’éducation».

Une pointe d’humour : « D’ordinaire, ceux qui gouvernent les enfants ne leur pardonnent rien et se pardonnent tout à eux-mêmes… ».

« Ne craignez [donc]point de parler des défauts qui sont visibles en vous et des fautes qui vous auront échappé devant l’enfant ».

Comment corriger alors  les enfants? « Souvent il faut tolérer les choses qui auraient besoin d’être corrigées, et attendre le moment où l’esprit de l’enfant sera disposé à profiter de la correction. Ne le reprenez jamais, ni dans son premier mouvement, ni dans le vôtre : si vous le faites dans le vôtre il s’aperçoit que vous agissez par humeur et par promptitude, et non par raison et par amitié : vous perdez une fois de plus votre autorité ».

Dites à votre enfant « les vérités qu’il convient de lui dire, mais dites-les lui courtement, doucement, avec respect, avec tendresse »

 Quant aux leçons et aux règles,  « Il faut en faire le moins qu’on peut et quand on ne peut éviter d’en faire quelqu’une, il faut les faire passer doucement ».

Enfin « Les caractères différents appellent des méthodes différentes ».

 

 

Voir l'article complet de Wikipedia sur Fénelon 

 

Voir le site  de recherche sur Fénelon

 

 

Livre      Lire la conférence de Monseigneur Garnier pour l'ouverture de l'année Fénelon

 

 

 

 

 

 

Voir la monographie sur l'abbé Gabriel de Chantérac, secrétaire de Fénelon par Aude de Vismes    33

 

 

Voir la description des trois alliances successives entre les familles La Cropte et Salignac  par Jean de Chantérac    52

 

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